Vous nous demandez souvent quoi prendre pour une journée de VTT dans les Portes du Soleil.

Voici ce que Joseph emporte systématiquement avec lui, il y a bien sûr des choses qui vous seront superflue mais d’autres peuvent vous donner des idées…

sac vtt web

Le contenu de mon sac Dakine Seeker 15l:

  • poche à eau, minimum 2l
  • trousse de secours
  • veste (même par beau temps)
  • mèches de réparation pour pneus tubeless
  • rustines
  • chambre à air 27.5″ (ça passe dans du 26″ et 29″), presta
  • patte de dérailleur pour mon Santa Cruz
  • patte de dérailleur “universelle”
  • plaquettes Hope
  • burette de lubrifiant
  • un câble de dérailleur
  • maillon rapide, 9/10/11 vitesses
  • un sac de vis diverses (pour… cales pour pédales auto, disque de freins, plateaux, étrier de frein,…)
  • Pompe à pied Lézine (avec quelques longueurs de scotch américain enroulées dessus)
  • Pompe HP Rock Shox
  • multi outil Fixit Stick, avec démontes pneus
  • dérive chaîne ligth MSC
  • outil multi fonctions Leatherman
  • colliers Rilsan
  • scotch d’électricien
  • une mini sangle
  • mini anti-vol
  • forfait PDS (le meilleur moyen de ne pas l’oublier dans un short sale)
  • chiffon pour nettoyer les lunettes
  • goutes pour lentilles de contact
  • stickers RideAbility!!

Oubliés sur la photo:

  • cônes pour matérialiser les exercices
  • smartphone avec l’app Iphigénie
  • barres de céréales maison
  • un bidon de boisson isotonique (généralement sur le vélo)
  • une paire de gants de rechange (pas lourds ni volumineux mais utiles plus souvent qu’on pourrait le croire)
  • un bout de pneu pour réparer les flancs déchirés
  • crème solaire

Le weekend passé, j’ai participé au Catalan’duro, un enduro régionale organisé par le Catalan’s Team VTT autour du village de Corbère (66). L’épreuve a été un gros succès avec plus de 300 pilotes au départ, prêts a se tirer la bourre sur 6 spéciales à la fois techniques et physiques… de l’enduro quoi !

Une fois la course finie, j’ai commencé a chercher parmi les très nombreuses photos mise en ligne sur FB, en espérant trouver une illustration de ce virage où j’avais le sentiment d’être Sam Hill réincarné… je ne l’ai pas trouvé ! Par contre, réflexe professionnel, quelques erreurs de la part de mes copains de jeux m’ont vraiment sautées aux yeux

Je vous propose une petite sélection de photos avec analyse, j’espère que cela vous aidera a améliorer votre technique de virage mais aussi que cela répondra à la sempiternelle question : « des cours de VTT, OK pour mes gosses/ma femme, mais pour moi qui fait des compets, ça me servirai à quoi ? ».

Les photos ont toutes été prises dans le même virage (spéciale 6), après un gros obstacle, on arrivait donc avec de la vitesse et aussi… pas mal de fatigue (dernière spéciale) !

Nb : Si vous êtes un des pilotes en photo et que vous ne souhaitez pas voir votre image diffusé ici (en même temps elle est déjà sur FB), contactez moi, je la supprimerai immédiatement.

Pour faire tourner un vélo avec de la vitesse, la solution la plus efficace est de l’incliner, le pilote doit donc trouver une position qui lui permette de pencher le vélo sans compromettre son équilibre tout en lui laissant une liberté de mouvement suffisante pour pouvoir absorber les imperfections du terrain et/ou gérer la pression des pneus au sol (grip).

CD 1

Ex1 : le haut du corps est engagé dans le virage (bonne anticipation visuelle), mais le vélo reste droit, le vélo ne tourne pas et le pilote va être forcé de réduire sa vitesse et du coups se retrouve en déséquilibre.

Que faire ? Commencer par incliner le vélo en tendant le bras intérieur.

CD 2

Ex2 : Le pied sorti inutilement, le vélo étant toujours droit il ne risque pas de glisser… ni de tourner ! Par contre, le pilote ne peux plus se servir de ses jambes pour pousser sur les pédales ou relancer… on sent d’ailleurs un peu la panique dans ses yeux !

Que faire ? Garder les pieds sur les pédales et anticiper plus le freinage pour ne pas arriver en cata dans le virage.

CD 3

Ex3 : Le bassin/buste ne fait pas face à la sortie du virage, le bas du corps est incliné avec le vélo, on est donc en situation de déséquilibre mais également pas dans une position efficace (confortable) pour mettre de l’appuie sur la pédale extérieure/les pneus, cela limite aussi l’inclinaison du vélo .

Que faire ? « sortir le cul » pour que les hanches soit face à la sortie du virage et à l’aplomb de la pédale extérieure.

CD 4

Ex4 : Les genoux « rentrés », cela empêche d’incliner le cadre, mais surtout on ne peut pas se servir de ses jambes.

Que faire ? Ecarter les genoux pour laisser « vivre » le vélo, avoir de la place pour l’incliner et déverrouiller les articulations.

CD 6

Ex5 : La position n’est pas mal si on considère que le pilote va ensuite incliner son vélo… et arrêter de fixer la photographe ! Par contre sa pédale extérieure est très (trop) basse et surtout baissée trop tôt. Dans cette position, on ne peut pas utiliser les jambes pour absorber le terrain ou appuyer sur la roue arrière et améliorer le freinage, de plus la grande amplitude de mouvement n’est pas forcément nécessaire ici et fait perdre du temps pour la relance.

Que faire ? Garder les pédales de niveau jusqu’à ce que le vélo rentre dans la courbe… arrêter de bloquer sur la photographe !

Geo Buisan

Ex6 : Geoffrey Buisan, pilote du team Intense Les Angles qui a fait ses classes en Coupe du Monde de DH cette année. On voit bien l’inclinaison du vélo, la tête droite, le hauts du corps en anticipation de la sortie du virage et à l’aplomb de la pédale extérieure, le genoux droit en appui sur le cadre (stabilité) et la pédale extérieure légèrement baissée… ça va tellement vite que la photographe lui a coupée la tête !

Que faire ? Baisser la tête!

Sylvain Buisan

Ex7 : Sylvain Buisan, cousin et teammate de Geoffrey. Position un peu plus « new school », on voit toujours l’inclinaison importante du vélo,, la même anticipation au niveau de la tête, par contre le corps est un petit peu plus dans l’axe du vélo et les pieds plus « à plat », on peu imaginer que Sylvain s’est laisser glisser au fond de « l’appui » et s’apprête a pousser fort sur les jambes pour en ressortir encore plus vite qu’il n’y est rentré!

Que faire ? Crier « braaap » !!

Maintenant à vous de jouer ! Allez rouler, trouvez vous un espace ouvert et plat (de préférence herbeux , cela piquera moins quand vous irez un peu trop loin!) et enchainez vous quelques virages. Essayez de vous ou vous faire filmer/photographier et comparez avec les photos du dessus… alors, plutôt 2 ou 6 ?!

Les conditions météo pour le moins humide de ce mois de juillet ne nous ont pas arrêtées de rouler, mais c’est éprouvant pour le pilote et le vélo. Voici quelques petits « trucs » qui vous permettrons de rendre vos sorties boueuses moins pénibles pour vous et votre monture… vous pourriez bien y prendre goût !

Le pilote :

  • une tenue adapté, le top le pantalon+veste de pluie, vous resterez relativement sec (attention a ne pas trop s’habiller en dessous pour ne pas souffrir de la condensation) et surtout vous gardez vos vêtements propres… votre machine a laver vous remerciera ! Pour nettoyer la tenue de pluie, un coups de jet avant de l’enlever et le tour est joué !

    Nous utilisons : veste+pantalon Patagonia Torrentshell

  • Gardez les extrémités au chaud, les chaussettes en laine de Merino sont un must et une paire de gants néoprènes (attention a ne pas les prendre trop épais) ferons une grosse différence quand la température chute.

    Nous utilisons : chaussettes Seal Skinz, gants Mavic Cyclone

  • Y voir clair, c’est le gros problème et il n’y a pas vraiment de solution miracle, par contre un chiffon sec gardé dans la manche vous permettra d’essuyer rapidement vos lunettes/masque a chaque arrêt.

  • Ne laver pas vos chaussures boueuses a grandes eau, elles ne sécheront jamais! Laissez les sécher (vous pouvez les bourrer de papier journal) et brossez ensuite la boue séchée.

Le Vélo :

  • Lubrifiant adapté, bien lubrifier votre chaine avec un lubrifiant pour conditions humide avant de sortir. Un lubrifiant au silicone appliqué sur votre cadre (attention aux freins!!) empêchera la boue de trop coller… au moins pour un petit moment ! Après votre sortie, lubrifier votre vélo dans tous les recoins (transmissions et suspensions bien sûr, mais aussi, boutons de réglages des suspensions, shifters, leviers de freins,…).

    Nous utilisons : Muc Off Wet Lub et GT85

  • Un petit garde boue dans l’arceau de fourche vous évitera le gros des projections et protégera vos joints de fourche.

    Nous utilisons: Marsh guard

  • Les pneus « muds » font une différence énorme ! Si vous n’avez pas le budget et ne souhaitez pas trop peiner au pédalage, changez au moins le pneu avant, vous vous sentirez bien plus en sécurité.

    Nous utilisons : Maxxis Wet scream ou Specialized Hillbilly

  • Vous pouvez réaliser un petit « capot » pour votre frein arrière afin d’éviter que la boue ne rentre trop facilement (=usure plus rapide des plaquettes et encrassement des pistons), personnellement j’utilise du plastique d’emballage (celui des plaquettes Hope est au top!).

    Un exemple « luxe » :

 photo par: my-new-stuff.com

  • Adaptez vos trajectoires pour éviter les obstacles les plus difficiles (racines, ornières, …), n’hésitez pas a « sortir » des trajectoires les plus utilisées pour trouver des zones « propres » où freiner et tourner.

  • Gardez du poids sur la roue avant pour avoir le meilleur grip possible.

  • Dosez votre freinage.

  • Restez souple et mobile sur le vélo.

  • La vitesse est (encore) votre amie ! Si vous roulez trop lentement, les pneus vont bourrer et vous ne pourrez plus avancer du tout… n’oubliez quand même pas de “doser votre freinage”!

Bien équipé, rouler dans la boue est aussi un plaisir… et pour vous y sentir plus à l’aise, il n’y a qu’une solution, allez rouler !!

Suite à son rachat par Adidas, le leader des chaussures pour pédales plates, propose quelques nouveaux modèles bénéficiant de l’expérience du géant allemand. Le premier de ces modèles est la Freerider VXi (lire “five ten innovation”). Ces chaussures n’ont plus grand chose à voir avec les Freeriders “classiques”, plus légères (-100g), plus fines (moins de friction avec les manivelles), plus rigides (meilleurs transfert d’énergie), mieux aérées elles sont bien plus performantes au pédalage. La grosse nouveauté ce situe au niveau de la semelle qui comporte une partie complétement lisse, le but? Rendre le repositionnement du pied sur la pédale plus facile, sans sacrifier au grip et… ça marche! Par contre, autant sur sol sec cela ne pose aucun problème, sur sol humide ça glisse sévère! Cette chaussure est donc a conseiller pour ceux qui pédalent pas mal pendant leurs sorties et ne portent que sur sol sec! Personnellement j’adore, mais je garde une paire de Freerider pour les sorties humides.

Freerider VXi

Heureux propriétaire d’un superbe Turner DHR, j’étais à la recherche d’un protège-base un peu plus raffiné que le classique morceau de chambre à air… Pas simple quand on sais que le DHR est anodisé (les autocollants classiques ne tiennent pas) et que certaines pièces usinées (près du pédalier) sont particulièrement difficiles a recouvrir. N’ayant pas trouvé une solution satisfaisante, je me suis retrouvé avec quelques marques sur le bras oscillant et surtout un vélo plutôt bruyant! Après un peu de recherche, je me suis rendu compte que la plupart des mécanos de Coupe du Monde utilise un adhésif 3M appelé “rubber mastic” (ref. 2228). Ce truc existe en différentes longueurs et largeurs, colle comme un vieux chewing-gum à une semelle de basket, peux être mis à n’importe quelle forme, est fin et léger (un peu comme mon pilotage) et surtout, absorbe les chocs! La protection parfaite pour mon précieux!

2228 on DHR3

Voici quelques commentaires à propos de produits avec lesquels nous roulons, pas de description marketo-techniques ici (consulter les sites des marques pour ça), mais le résultat de 3 mois (minimum) d’utilisation par toutes les conditions…

Fiveten Freerider Zebra

fiveten freerider

Pour ceux qui ne connaîtraient pas encore Fiveten, il s’agit de chaussures dont la semelle fabriquée à partir d’une gomme très adhérentes, offre un grip inégalé sur les pédales plates… au point de m’avoir fais ranger mes pédales automatiques après 10ans de bon et loyaux services !

La Freerider offre plusieurs avantages par rapport aux autres modèles de la gamme, plus légère, plus respirante elle est bien adaptée aux sorties avec du pédalage. Elle possède aussi un look moins « imposant » que les classiques Impact. Bonne surprise la semelle est maintenant galvanisée avec le pourtour en caoutchouc qui se décollait rapidement sur les précédents modèles.

Seul bémol, la semelle est un peu moins rigide que celles de mes Impacts ou Karver, c’est un peu inconfortable à la fin d’une longue journée de pédalage… ceci dit, cela devrai plaire aux habitués des chaussures types Vans qui aurons plus de « feeling » avec les pédales.

Bilan de 3 mois de roulage… pas une égratignure !

Evoc Freeride Tour

evoc freeride tour

Evoc propose des sacs à dos munis d’une protection dorsale intégrée. Le Freeride Tour est le modèle le plus volumineux de la marque avec une capacité de 30l, parfait pour une utilisation en raid ou pour ceux (comme moi) qui ne peuvent pas s’empêcher d’emporter leur maison avec eux. A noter qu’il existe pour chaque modèle, une couleur flashy et une plus sobre.

Le sac est extrêmement bien conçue et construit, plein de poches pratiques (outils, lunettes, poche a eau, etc…), une protection pour la pluie intégrée, un bon maintient… on sent que les concepteurs roulent !

Attention aux pédales lors des portages, le filet « porte casque » est un peu fragile… à part ça, c’est du solide !

Gamut Dual ring

gamut dual ring

Dernier née de la gamme, ce système pour double plateaux permet de limiter les déraillements en gardant une tension constante sur la chaîne. Très léger et bien fini, il s’installe sans problèmes.

Les roulements de la roulette inférieur ont rapidement rendu l’âme et je ne suis pas convaincu que l’épaulement sur celle ci soit bien utile (la chaîne butte un peu dessus), mais je n’ai pas dérailler une fois de la saison et le système, silencieux, se fais complètement oublié… contrat rempli !

Pour profiter un maximum de votre séjour sur les Portes du Soleil il est indispensable d’avoir un vélo correctement réglé, voici quelques conseils pour obtenir le meilleur de vos freins…
Tout d’abord, la position : les freins moderne sont largement assez puissants pour être actionnés avec un seul doigt, cependant vous devez être sûre que celui ci atteint sans efforts particuliers l’extrémité du levier, l’idée étant d’avoir un bras de levier maximum (cf.photo). Pour cela, déplacez vos commandes vers l’intérieur du cintre, réglez ensuite la garde du levier (distance entre le levier et le guidon), soit à l’aide de la molette spécifique (comme sur les Hope Tech) ou par l’intermédiaire de la vis située à l’intérieur du levier (clé Allen de 2mm) ; enfin assuré vous que l’angle du levier ne vous oblige pas a « casser » vos poignets.

Évitez de trop serrer vos commandes sur le guidon, en cas de chute elles tourneront sans s’endommager.

Enfin pensez également a emporter dans votre sac a dos au moins une paire de plaquettes de rechange.

N’oubliez pas que les freinages trop violents abîment les chemins et sont très peu efficaces… RideAbility est là pour vous aider a optimiser votre freinage!

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Comme promis, voici mes premières impressions après quelques sorties avec les nouvelles Fiveten Karver.

Quelques explications tout d’abord, pour ceux qui n’aurai encore jamais essayer la gomme Stealth. Fiveten (5.10), spécialiste des chaussons d’escalade a révolutionné le petit monde du VTT il y a quelques années en adaptant une gomme très tendre (mais cependant résistante à l’abrasion) à une gamme de chaussures de vélo. L’accroche procurée par ces chaussures sur des pédales « plates » est incroyable, procurant quasiment tous les avantages des pédales automatiques sans les inconvénients (difficultés à déclipser, reclipser, sécurité). Grands amateur de pédales automatiques, j’ai essayé les 5.10 l’an dernier pour ne plus les quitter ! La sensation de liberté et la confiance supplémentaire qu’elles fournissent, on vraiment ajouté beaucoup de plaisir à mes sorties.

Après avoir essayer les Low et High Impact2 l’an passé, j’ais choisi ces dernières, pour la sensation de maintient et la protection qu’elles procurent aux chevilles, que j’ai fragiles…

La seule critique que je puisse faire à ces chaussures après 3 mois d’utilisation quasi journalière, sont leur poids (un peu lourdes/chaudes pour l’enduro) et leur difficulté de chaussage. Tah dah ! Voici la Karver… mise au point par Kris Kovarik, elles proposent une protection pour les malléoles  côté manivelle, un chaussage plus aisée et un « flap » amovible pour retenir les lacets.

Le design plus bas, offre plus de liberté au niveau des chevilles et une entrée facilitée tout en conservant une bonne protection. Le « flap » est super agréable, plus besoin de coincer les lacets dans la languette! Il est aussi bien plus pratique que celui présent sur les Shimano. Je pense cependant garder mes High Impact pour la descente pur et dur où j’apprécie vraiment leur maintient.

Si vous aimez les parcours techniques, procurez vous une paire de 5.10, vous ne le regretterez pas !

Une version femme est également disponible à partir du 38.

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Karver avec/sans le flap. Différence de hauteur entre les High Impact2 et Karver.

C’est mon anniversaire aujourd’hui! (non, je ne vous dirai pas lequel), voici un des bô cadeau que j’ai reçu:

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un DMC Moto Trainer! J’ai hâte de le fixer au guidon d’un Turner…

Le Moto trainer est un simple chrono qui se fixe sur le cintre. Il permet de chronométrer facilement une section de piste, faire des essais de réglages efficaces… bref un super outil d’entraînement.